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Non, les jeux de plateforme ne sont pas morts !

Le grand retour du jeu de plateforme !

Qui l’eut cru ? L’avènement de la 3D sur console (PlayStation, N64, Gamecube, DreamCast, etc.) semblait avoir sonné le glas des jeux de plateforme. Hors mobile, ce style pourtant incontournable dans les années 80 – 90 semblait être à l’agonie. À l’aube de l’année 2012, le jeu de plateforme semble plus en forme que jamais, décryptage !

Une vague de fraicheur !

Pas de doute, les excellents Braid, Sonic Colors et Générations, Kirby’s Adventure, New Super Mario Bros, Donkey Kong Country Returns, Rayman Origins, Trine 1 et 2, Super Meat Boy (j’en oublie) nous rappellent qu’il ne fallait pas enterrer la plateforme trop vite.

Mieux encore : dépoussiéré, le style franchit une nouvelle étape en apportant son lot d’innovations, certaines pouvant même être qualifiées de majeures.

Concept révolutionnaire pour Braid, modes coopératifs à 4 simultanément avec Mario et Kirby, complémentarité des rôles avec Trine et Donkey Kong, technique au top avec Sonic Générations… La plateforme ne revient pas les mains vides !

À cela s’ajoutent tous les autres jeux « indés », ou jeux indépendants dont Braid fait partie.

Des signes qui ne trompent pas.

Non, il ne semble pas s’agir du dernier soubresaut qui précède habituellement les morts aussi certaines que définitives. Bien au contraire, tous les signes indiquent que la plateforme est de retour, et qu’elle devrait encore nous accompagner pendant de nombreuses années.

Essayons d’établir un diagnostic, de recenser les signes qui étayent cette prédiction.

Commençons par quelques chiffres.

En janvier 2012, soit 2 mois après sa sortie, vgchartz.com rapporte que New Super Mario Bros (WII) s’est écoulé à plus de 10 millions d’exemplaires à travers le monde.

À titre de comparaison, un blockbuster « full 3D » dans l’air du temps tel que GTA 4 a mis deux fois plus de temps pour totaliser 6,2 millions d’unités vendues dans le monde.

On peut également observer les choix stratégiques des éditeurs pour repérer les concepts qui marchent.

Récent lancement de Rayman Origins, remake anniversaire de Sonic, développement d’une suite pour Trine, déferlante de jeux indés… Les développeurs et éditeurs ne s’y trompent pas.

Même si le style n’a plus la prétention de réunir autant de joueurs qu’à l’âge d’or, l’audience reste importante. Face aux gros jeux mobilisant de grandes équipes pendant des mois, les jeux de plateforme peuvent offrir un bon compromis coût / rentabilité.

Si l’on voulait résumer ces éléments en quelques mots, on pourrait dire que les jeux de plateforme actuels sont souvent bons, sont représentés en nombre, enregistrent des scores de vente honnête, sont moins risqués pour les investisseurs, et peuvent proposer un retour sur investissement intéressant.

Explications de la percée

Très bien, partons du postulat que l’analyse est bonne. Les jeux de plateforme sont donc de retour pour longtemps. Intéressons-nous désormais aux facteurs qui peuvent expliquer ce phénomène.

La première des causes se situe au niveau du nerf… de la guerre : l’argent.

Nous l’avons vu au cours du chapitre précédent : un jeu de plateforme est généralement moins coûteux qu’un « gros » jeu dit « next gen ».

Prise de risque moindre, concept « cash converter » : avant d’atterrir dans les bacs, la plateforme ne manque pas d’atouts pour motiver les projets.

La pression financière moindre favorise également l’émergence de nouveaux concepts. Désormais, les gros studios – parfois frileux – ne sont plus les seuls à pouvoir innover. Les gameplay incontournables de World Of Goo, Braid, Fez (vidéo ci-dessous) ou Crayons Physics (pour ne citer qu’eux) sont là pour nous le rappeler.

En second lieu, le jeu de plateforme se montre abordable. Aujourd’hui, le style se négocie entre 5 et 10 euros dans le cas de développements indés ou indépendants. Quant à eux, les jeux « commerciaux » oscillent entre 30 et 40 euros (Sonic Générations, par exemple).

On se situe bien loin des 70 euros réclamés lors de la sortie du dernier FPS à la mode.

Bien sûr tous ces développements s’effondreraient comme un château de cartes en l’absence de clientèle.

Comment expliquer que la plateforme parvienne encore à trouver son public en 2012 ? Cette fois encore, les causes sont multiples.

En premier lieu, les habitudes nous ramènent souvent aux origines. Les trentenaires (ou plus) qui ont connu les heures de gloire de la plateforme ont un lien affectif privilégié avec le genre.

Paradoxalement, les jeunes générations ne font pas exception à la règle. Ces dernières ont également été initiées aux sauts vus de profil lorsque leurs consoles portables préférées leur rejouaient les remakes qui avaient bercé notre enfance.

Dans un autre registre, la pratique de ce style ancestral apporte parfois une bouffée d’oxygène face à une masse de jeux devenus trop complexes pour pouvoir être joués au pied levé.

La facilité relative élargit également le spectre des joueurs. Plus accessibles pour les enfants, moins chronophages pour les parents, plus conviviaux dans le cas du multi. Au bout du compte, toute la famille peut y trouver son compte.

FEZ PAX EAST GAMEPLAY VIDEO from POLYTRON on Vimeo.

Catégories :Analyses, Jeux vidéo
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