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Test de Tomb Raider II 17 ans après : le point !

Finir Tomb Raider II 17 ans après la sortie du jeu, possible ? Une promotion PSN plus tard, je repartais avec une version dématérialisée de Tomb Raider 2 compatible PS VITA et PS3 pour le prix plancher d’une app iPhone ou Android (1 €). Le gameplay et graphisme sont-ils encore acceptable ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Quid des jeux PS1 sur PS VITA ? La réponse et plus encore avec ce test qui enjambe les barrières du temps ! Attention, ce papier  est totalement subjectif, et n’engage que moi.

 

2014 VS 1997 : les avantages selon Sony

Avant d’entrer dans les vif du sujet, évoquons le saut technologique depuis 1997. Premier avantage et non des moindres, le jeu est désormais jouable en situation de mobilité grâce à la PS VITA. Autre atout : la dernière portable de Sony propose un filtre d’amélioration graphique ainsi qu’un mode 16/9 (en étiré, certes). Deux options qui sauvent les meubles, sans oublier les couleurs magnifiées par l’écran OLED (de petite taille = défauts graphiques atténués) qui équipe les premières versions de PS VITA.

Chargement éclair sur PS VITA

Chargement éclair sur PS VITA

On apprécie également l’option d’accélération du CD Rom virtuel (non présent sur PS3) qui vous permettra de charger un niveau à la vitesse de l’éclair. Un atout non négligeable lorsqu’on connait le taux de mortalité cataclysmique de ce titre !

Enfin, dernier point et non des moindres. Le fameux cross save, c’est à dire la possibilité d’importer / exporter une sauvegarde de PS VITA à PS3 et vice versa matérialise un vieux rêve d’enfance qui fût mien : commencer un jeu sur une console de salon, et poursuivre la même partie dans les transports en commun. Aujourd’hui, ce concept est devenu une réalité, du moins avec les jeux anciens, ou quelques titres indés (Guacamlee), ou optimisés (Sly 4, ect).

 

Papa, on dirait Minecraft !

On passe au jeu à proprement parler. Sans surprise, Tomb Raider qui n’était déjà pas un parangon de beauté en 1997 prends un sérieux coup de vieux. Un de mes fils regarde au dessus de mon épaule et lance d’un air béat : « Oh papa, on dirait Minecraft ! »… l’anecdote résume assez bien la situation… Monde cubique, pâté de pixels à la louche. Bref, même la version PSP de Tomb Raider Anniversary enterre les versions PSX à dix pieds sous terre sur le plan graphique. Heureusement, comme dit plus haut, PS VITA et PS3 sauvent la face (amélioration graphique).

 

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« Papa prends la manette elle est hyper balaise à contrôler ! »

Lorsque deux enfant de 6 et 8 habitués à jouer aux jeux vidéos abdiquent  faute de parvenir à contrôler le personnage , on prends toute la mesure du bond en avant prodigieux du mode de contrôle qui pointa le bout de son nez à l’ère Crystal Dynamics (rappel : l’excellent Tomb Raider Legend). Et le plus drôle, c’est que paradoxalement, la maniabilité du premier Tomb Raider fût avant-gardiste, car elle introduisit deux idées majeurs de simplification de gameplay largement reprises par la suite. Je pense au lock automatique des ennemis, et au saut automatique au bords des précipices lorsqu’on garde le bouton saut appuyé à l’avance.

Contrôles raides, mais lock et sauts automatiques !

Pour en revenir à la raideur quasi insupportable de la maniabilité  (en 2014, mais aussi en 1997 pour certains), rappelons qu’en 1997, la manette de la PS1 n’était pas encore pourvue de sticks analogiques. Il fallait donc penser les déplacement pour la croix directionnelle, ce qui fût le cas avec les premiers épisodes de Tomb Raider. Avant l’arrivée de Mario 64, il était impensable que le personnage reproduise fidèlement les déplacements d’un sticks analogique. Non seulement cela n’existait pas, ce qui à déjà été dit, mais en plus, nous étions à des années lumières des contraintes d’animations du personnage exigées par un tel procédé. Après réflexion, ce second épisode de Tomb Raider à peut être apporté sa pierre à l’édifice des maniabilité actuelles, mais pas vraiment ou on l’attendais. En effet, le scooter des neiges (skidoo) offre une maniabilité infiniment meilleure que celle de la belle Lara, bref tout un programme.

 

Gameplay : « tirez pas, ils ont éteint la lumière. »

Economie des torches

Comment économiser les torches

Dès qu’on entre dans le jeu, on constate vite une différence d’orientation majeure par rapport au premier épisode. Fini les ennemis-animaux qui se laissaient copieusement arroser de balles une fois tenus à distance. Désormais, les méchants  humains donnent le change à grand renfort de pistolets automatiques, shotguns et autres mitrailleuses. Pour moi, le gameplay « campeur » constituait l’un des pilier fondateurs du premier Tomb Raider que j’avais adoré et fini de long en large. Pilier qui s’effondre et rompt le charme de la première à la dernière minutes du jeu.

Nous en avons fini avec la première fausse bonne idée, passons à la seconde….  Cette fois, la belle Lara est munie de torches. Du coup, les devs se sont fait une joie de nous plonger dans l’obscurité en permanence. Le ou les problèmes ? Cette impression de passer à coté de dizaine de bonus, et d’être plongé dans une ambiance stressante plus proche de Resident Evil que de Tomb Raider, la torche ayant un pouvoir éclairant limité. Viennent ensuite les pack de torches distribués au compte goutte. Au final, la peur du manque  pousse à tirer de manière ininterrompue avec les guns de base (illimités) pour éclairer l’environnement « gratuitement » à grand renfort de flash des tirs… pour peu que l’on ne soit pas immergé dans l’eau.

 

Au final

Commençons par le jeu à proprement parler. Ce Tomb Raider II n’est pas mauvais, mais pour autant,  je ne l’ai pas trouvé au niveau de son prédécesseur. Ennemis qui vous shootent en permanence, brisant la quiétude du premier volet, musiques mythiques qui accompagnaient les  découvertes épiques  du premier opus (temples, citerne, pyramides) aux abonnées absentes, charme qui ne décolle que vers la moitié du jeu (a partir de la fin de l’épave

Tomb Raider 2 : la mort vous va si bien

Tomb Raider 2 : la mort vous va si bien

sous marine). Pour moi, les développeurs sont clairement passés à côté de la recette magique du tout premier Tomb Raider. Malgré cela, le jeu reste plaisant, même si la quête d’extase n’arrive jamais vraiment à son apogée. Pour tout dire, à l’époque, j’avais attendu cette suite comme le messie, dévorant la moindre coupure de presse. Après achat, et quelques heures de jeu plus tard en balade à Venise, je renonçais finalement, déçu par les nouvelles orientations. Dans un autre registre, en finissant Tomb Raider II, j’en suis venu à une conclusion que je n’attendais pas vraiment : le Reboot de Tomb Raider salué unanimement par les critiques (à juste titre) n’a de Tomb Raider que le nom. Exit les puzzles 3D, principale caractéristiques des premiers volets. Désormais, la franchise à glissé progressivement pour se transformer en Uncharted like, lui même inspiré des premiers Tomb Raider.

Enfin côté technique, si le jeu à vieilli, et c’est indéniable, les améliorations apportées par Sony (filtrage d’image, mode 16/9, écran OLED et de surcroît, de petite taille sur PS VITA) sauvent la face. Certes, on est loin de la version PC HD magnifique, mais la possibilité d’emporter le jeu partout avec soi refait pencher la balance à la faveur de Sony.

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